Ils ont choisi d’agir au quotidien contre la myopie. Découvrez le témoignage de quatre parents sur la solution de freination mise en place pour leur enfant, et celui de Cédric Thein, myope fort.
Quatre parents d’enfants myopes témoignent
Céline, 56 ans, deux enfants dont une fille myope, Emma (19 ans), freinée par lentilles de jour depuis l’âge de 10 ans.
Le parcours d’Emma, 19 ans
- Âge au diagnostic : 3-4 ans
- Dispositif de freination : lentilles freinatrices de jour (depuis l’âge de 10 ans)
- Antécédents familiaux de myopie : le père d’Emma est myope
| Degré de myopie | Œil droit | Œil gauche |
|---|---|---|
| Au diagnostic | -1,5 D | non myope |
| À la mise en place de la freination (10 ans) | -3,5 D | -2 D |
| Aujourd’hui (19 ans) | -4 D | -2,75 D |
Le témoignage de Céline, maman d’Emma
« Avec les lentilles de freination, la myopie de ma fille s’est quasi arrêtée et son quotidien a changé. »
« Avant, sa vue chutait vite, nous étions démunis et devions changer ses lunettes plusieurs fois par an. Les lentilles de jour ont stoppé cette baisse et lui ont redonné confiance : invisibles, pratiques pour le sport et plus confortables, elles sont devenues une seconde peau. À l’adolescence, pouvoir être « comme tout le monde », ça compte énormément. Si c’était à refaire ? Sans hésiter ! »
Son message aux parents
« Si notre témoignage peut aider d’autres familles, nous aimerions qu’elles sachent qu’il existe aujourd’hui des solutions pour ralentir la progression de la myopie. Plus on agit tôt, mieux c’est ! »
— Céline, maman d’Emma (Île-de-France)
Anne-Laure, 45 ans, trois enfants dont deux myopes. Témoignage sur son fils, Clément, 17 ans, équipé de verres freinateurs.
Le parcours de Clément, 17 ans
- Âge au diagnostic : 11 ans
- Dispositif de freination : verres de freination (depuis l’âge de 14 ans)
- Antécédents familiaux de myopie : Anne-Laure, la mère de Clément, est myope
| Degré de myopie | Œil droit | Œil gauche |
|---|---|---|
| Au diagnostic | -0,50 D | -0,50 D |
| À la mise en place de la freination (14 ans) | -1,00 D | -1,75 D |
| Aujourd’hui (17 ans) | -1,00 D | -1,75 D |
Le témoignage de Anne-Laure, maman de Clément
« Quel soulagement de voir la myopie de mon fils stabilisée grâce aux verres de freination ! »
« Souffrant moi-même d’une forte myopie depuis l’enfance, je sais à quel point le port quotidien de lunettes ou de lentilles peut être contraignant. Avec les verres de freination, Clément s’est adapté immédiatement et sa vue n’a plus baissé d’une dioptrie depuis 3 ans. Nous sommes confiants dans le fait que sa myopie restera suffisamment faible à l’âge adulte pour qu’il puisse décider d’être opéré et n’ait plus à porter de correction par la suite. »
Son message aux parents
« Une forte myopie est un vrai handicap, sans compter les risques majeurs pour la santé visuelle à l’âge adulte (glaucome, décollement de rétine). Ayant moi-même une forte myopie, j’aurais aimé bénéficier d’un tel dispositif dans mon enfance. C’est une chance formidable d’avoir aujourd’hui des solutions de freination : il ne faut surtout pas passer à côté ! »
— Anne-Laure, maman de Clément (Île-de-France)
Louise, 42 ans, trois enfants dont une fille myope, Inès (12 ans), freinée par verres freinateurs et par atropine.
Le parcours d’Inès, 12 ans
- Âge au diagnostic : 5 ans et demi
- Dispositif de freination : verres de freination (depuis l’âge de 6 ans) + atropine (depuis l’âge de 10 ans et demi)
- Antécédents familiaux de myopie : aucun
| Degré de myopie | Œil droit | Œil gauche |
|---|---|---|
| Au diagnostic | -1,25 D | -1,75 D |
| À la mise en place de la freination (6 ans) | -2,75 D | -2,25 D |
| Aujourd’hui (12 ans) | -4,00 D | -3,00 D |
Le témoignage de Louise, maman d’Inès
« Alertée par les difficultés de ma fille au CP, j’ai consulté un spécialiste : la combinaison de verres freinateurs et d’atropine a stabilisé sa myopie. »
« Au CP, la maîtresse m’a alertée car ma fille n’arrivait pas à lire au tableau. Face à la dégradation rapide de sa vue, je me suis inquiétée et j’ai fait des recherches. J’ai alors sollicité un ophtalmologiste spécialisé. Elle a d’abord eu des verres freinateurs, puis, comme son œil gauche continuait d’évoluer, le médecin a ajouté un collyre à base d’atropine tous les soirs. Depuis un an et demi qu’elle cumule les verres freinateurs et l’atropine, la myopie ne progresse plus ! Ma fille s’est parfaitement adaptée aux deux traitements. Aujourd’hui, elle vit une enfance comme les autres, sans plus aucune appréhension pour lire de loin. »
Son message aux parents
« Ne perdez surtout pas de temps ! La freination de la myopie est une véritable course contre la montre. Si j’avais su qu’une prise en charge combinée avec des gouttes d’atropine existait plus tôt, nous l’aurions mise en place dès le début et ma fille aurait conservé une bien meilleure vue aujourd’hui. Dès les premiers signes, renseignez-vous et consultez sans attendre. »
— Louise, maman d’Inès (Île-de-France)
Claire, 52 ans, trois enfants dont un enfant myope, Noé (16 ans), freiné par orthokératologie.
Le parcours de Noé, 16 ans
- Âge au diagnostic : 9 ans
- Dispositif de freination : orthokératologie, lentilles de nuit (depuis l’âge de 10 ans)
- Antécédents familiaux de myopie : le père de Noé est myope
| Degré de myopie | Œil droit | Œil gauche |
|---|---|---|
| Au diagnostic | -1,25 D | -1,25 D |
| À la mise en place de la freination (10 ans) | -2,00 D | -2,00 D |
| Aujourd’hui (16 ans) | -2,50 D | -2,00 D |
Le témoignage de Claire, maman de Noé
« Grâce à l’orthokératologie, la myopie de mon fils est stabilisée après 6 ans de traitement, et il vit sans lunettes ni lentilles la journée ! »
« Face à la baisse rapide de sa vue à 9 ans, l’ophtalmologiste lui a prescrit des lentilles de nuit. Après une courte phase d’adaptation de quelques mois, Noé est devenu totalement autonome dans la gestion de ses lentilles. Aujourd’hui, il vit ses journées d’école et de sport à 100 % sans aucune correction optique : une liberté à laquelle il n’est pas prêt à renoncer ! Mais surtout, après 6 ans de traitement, sa myopie est stabilisée. »
Son message aux parents
« Un enfant ne se plaint pas toujours de mal voir. Alors, pensez à faire contrôler régulièrement la vue de vos enfants. Et si votre enfant est myope et ne souhaite pas porter de lunettes, l’orthokératologie est une vraie alternative pour freiner sa myopie tout en préservant sa liberté de bouger et faire du sport. »
— Claire, maman de Noé (région PACA)
Grand témoin

Cédric Thein, 54 ans, myope fort et malvoyant.
Mon parcours : « Une myopie à -19 dioptries et la perte progressive de la vue »
« Mon histoire commence à l’âge de 6 ans, lors d’une visite médicale scolaire. Ma myopie a grimpé en flèche jusqu’à atteindre -19 dioptries à 19 ans. À mon époque, les verres freinateurs n’existaient pas : je portais d’inesthétiques « culs de bouteille » et devais adapter mon quotidien. Heureusement, à 16 ans, l’arrivée des lentilles de contact a été une vraie libération, me permettant notamment de pratiquer le handball à haut niveau.
Mais la myopie forte n’est pas un simple problème de vue, c’est une pathologie oculaire majeure. Les complications sont arrivées plus tard : un choc au sport m’a provoqué un premier décollement de rétine. Puis, deux traumatismes successifs mal pris en charge ont eu des conséquences dramatiques (un choc à la tête en 2003 entraînant une déchirure à 360° et la perte totale de mon œil gauche, suivi d’un accident de voiture en 2016 touchant la macula de l’œil droit). Aujourd’hui, je suis aveugle : je vois tout blanc d’un œil et tout noir de l’autre. »
Pour mes enfants : « Grâce à la prévention, la fatalité génétique a été brisée »
« Étant myope fort et ayant des parents souffrant aussi de myopie forte, j’ai instauré une règle d’or : un contrôle visuel annuel à chaque rentrée scolaire pour chacun de mes trois fils. Grâce à ce suivi très strict et aux avancées technologiques, l’histoire a été différente pour eux. Mon aîné a atteint -7 dioptries avant de stabiliser sa vue avec des implants myopiques et il a aujourd’hui une acuité visuelle de 12/10e. Mon deuxième fils a développé une légère myopie durant son enfance, qui a été corrigée grâce à des verres spécifiques. Aujourd’hui, il voit parfaitement sans aucune correction optique. Mon plus jeune fils, âgé aujourd’hui de 17 ans, bénéficie depuis l’âge de 14 ans d’un double traitement associant des verres freinateurs et un collyre à base d’atropine. Grâce à cette prise en charge, sa myopie a pu être complètement stabilisée ! Bien qu’il y ait un terrain génétique lourd chez nous, une prise en charge précoce a permis d’éviter à mes enfants de subir mon parcours. »
Mon message aux parents : « Faites dépister vos enfants à chaque rentrée scolaire ! »
« Si j’ai un seul message à transmettre, en gras et en majuscules : amenez vos enfants faire un test de vue tous les ans ! Un dépistage ne coûte rien, prend quelques minutes et change toute une vie. Plus une myopie est détectée tôt, plus vite on met en place des solutions pour la freiner et éviter des complications graves à l’âge adulte. N’attendez pas que votre enfant se plaigne : que vous soyez myope ou non, faites contrôler ses yeux. C’est ainsi que nous gagnerons le combat contre la myopie. »
— Cédric Thein, myope fort et malvoyant
Leurs témoignages en vidéo
À partir du lundi 23 novembre 2026, retrouvez leurs témoignages vidéo sur notre compte Instagram : @ensemblecontrelamyopie
