Dépistage visuel à l’école : des inégalités persistent chez les enfants

Le dépistage visuel des enfants progresse en France, mais reste inégal selon les territoires et les âges.
En maternelle, un bilan de santé est prévu entre 3 et 4 ans, notamment pour repérer les troubles visuels.
Dans les Hauts-de-France, une étude récente révèle que 14 % des enfants examinés présentaient une suspicion de trouble visuel nécessitant une orientation médicale.
En 2025-2026, près de 40 000 enfants ont bénéficié d’un dépistage visuel organisé par l’Assurance maladie et l’Éducation nationale.
Pourtant, près d’un enfant sur quatre en petite section ne bénéficierait pas chaque année du bilan de santé de la Protection maternelle et infantile (PMI).
Autre difficulté : tous les enfants dépistés ne consultent pas ensuite un professionnel de santé.
En primaire, le suivi médical reste limité, tandis qu’au collège, 65,9 % des élèves ont bénéficié d’une visite infirmière en 2024-2025.
Or, la période scolaire est particulièrement importante, car la myopie peut apparaître et progresser durant l’enfance.
La Haute Autorité de santé recommande de rechercher les troubles visuels chez les 7-18 ans tous les deux à trois ans, voire plus souvent en cas d’antécédents familiaux de myopie.
Ces constats soulignent la nécessité de renforcer le dépistage visuel tout au long de la scolarité afin de repérer précocement les troubles visuels et de mieux prévenir les risques liés à la myopie.

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